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De quel(s) Design(s) parle-t-on ?

Périmètre retenu : de quel design parle-t-on ?

Une définition « officielle » du design

L’APCI, Agence pour la Promotion de la Création Industrielle , rappelle la définition, les fonctions et l’objectif du design au sens large, qu’il semble utile de rappeler ici afin de pénétrer directement dans la culture et le vocabulaire de ces professionnels.

Définition de l'ICSID - 2002

Cette définition s'applique à tous les métiers du design. Elle contribue à l'élaboration d'une discipline unique.
Le design est une activité créatrice dont le but est de présenter les multiples facettes de la qualité des objets, des procédés, des services et des systèmes dans lesquels ils sont intégrés au cours de leur cycle de vie. C’est pourquoi il constitue le principal facteur d’humanisation innovante des technologies et un moteur essentiel dans les échanges économiques et culturels.

Les fonctions du design

Le design a pour objectif de découvrir et d’assurer des relations structurelles, organisationnelles, fonctionnelles, sensibles et économiques, qui permettent de :

  • veiller à la protection de l’environnement et à sa pérennité à l’échelle mondiale (éthique globale) ;
  • assurer des avantages et une liberté accrue à la communauté humaine, aux utilisateurs finaux, aux producteurs et aux acteurs des marchés, qu’il s’agisse d’individus ou de groupes (éthique sociale) ;
  • promouvoir la diversité culturelle face à la mondialisation (éthique culturelle) ;
  • donner aux produits, services et systèmes des formes qui expriment (sémiologie) avec cohérence (esthétique) leur complexité propre.

Le design s’attache à des produits, des services et des systèmes conçus au moyen d’outils, d’une organisation et d’une logique impulsés par l’industrialisation – même lorsqu’ils ne sont pas fabriqués en série. Appliqué à la conception, l’adjectif «industriel» doit être associé au mot industrie ou à sa signification de secteur de production, voire à son ancienne définition «d’activité industrieuse». Ainsi, le design est une activité qui implique un large éventail de professions dans lesquelles produits, services, graphisme, architecture intérieure et architecture ont un rôle à jouer.

L’objectif du design

À elles toutes et de concert avec d’autres professions complémentaires, ces activités devraient souligner encore davantage la valeur de la vie. Ainsi, le designer exerce une activité intellectuelle et pas simplement un métier ou un service destiné à des entreprises.

D’autres approches possibles ?

 

design_07_cestquoi

 

Nous allons parler de coconstruction d’une innovation à partir des savoirs et savoir-faire non seulement des ingénieurs-concepteurs, mais aussi des autres professionnels qui peuvent avoir leur mot à dire sur la pertinence d’un produit ou d’un service : hommes et femmes de production, de marketing, de stratégie.

Le design est un corps de connaissances et de pratiques au service de ces différentes approches du produit, et parfois, au delà du produit, de la création d’une nouvelle culture de consommation, d’un « univers » auquel l’utilisateur choisira de se relier.

Osons parcourir quelques définitions du design glanées au fil des lectures et rencontres, qui permettront d’entrevoir les enjeux pour le pôle.

Le beau et l’utile ?

Le design permet de concevoir des produits et services beaux et utiles

Les sciences de l’ingénieur reconnaissent généralement que le « beau », l’harmonieux, n’est pas dans leur périmètre, et qu’il est utile – si l’on y pense – de faire appel à d’autres professionnels pour traiter les enjeux d’esthétique .
Les différentes cultures professionnelles pourront se confronter de manière constructive dès lors que l’on voudra définir ce qu’on entend par « utile ». Là où les ingénieurs penseront peut-être surtout « efficacité », les designers iront interroger les finalités, les valeurs portées par les produit, comment la forme renvoie à du sens.

Réflexion : en quoi le Nabaztag  est-il beau et utile ?

L’harmonieux ?

Le design sous toutes ses formes a pour vocation de créer une certaine harmonie entre les personnes et les choses.

Quant à la notion d’harmonie, ne nous y méprenons pas ici, si certains designers sont inspirés par une recherche d’harmonie universelle, les motivations aux démarches design peuvent être plus mercantiles et le « bien-être » recherché comme une condition favorable à la consommation. Et le « monde » concerné peut se réduire à un système cohérent d’objets – ou de logiciels – définissant un environnement de vie ou de travail où l’utilisateur trouve un certain confort (exemple Apple : Web+IPod+HiFi…).

Réflexion : quels sont les objets qui vous procurent le plus un sentiment de plénitude ?

Le vendable ?

Le design sert à mieux vendre…

Si l’on fait appel au designer pour passer la dernière couche de peinture sur le capot, le résultat ne sera pas de même nature que si le design est intégré à la démarche de conception d’ensemble du produit / service. S’agit-il de vendre n’importe quoi ?

Réflexion : Comment le client potentiel fait-il la différence entre une couche de peinture décorative sur un produit moyen, et les qualités réelles d’un produit apparemment banal ?

Le désirable ?

Le design est in fine une affaire de désir, et s’appuie donc sur tous les ressorts de l’expérience humaine.

Après la vision industrielle du design, qui inclut les caractéristiques permettant la production en série, puis la prise en compte des logiques de marchés d’offre et la personnalisation des produits, viendrait un 3e temps où les produits existent d’abord à travers les désirs qu’ils suscitent. Le design doit alors s’emparer également de ces questions de désir.

Réflexion : Où va se nicher le désir dans les réseaux haut débit ? 

 La grande famille des disciplines du design

Le design produit n’est pas une discipline isolée de ses voisines

Les formations aux design ne se limitent pas aux méthodes et outils du "design produit" éventuellement élargies au "design de service", au "design d’interface", et à ce que d’aucuns commencent à appeler le "design numérique"

Après le congrès ICSID'07 (compte-rendu ici), j'y ajouterais aujourd'hui (décembre 2007), le "design d'expérience" voire le "design social")

D’autres disciplines font partie des savoirs méthodologiques, de la culture technique et humaine du designer, au moins abordées lors des troncs communs de formation, et approfondies dans des filières de spécialisation :

  • Le design d’espace, l’architecture, l’urbanisme
  • Le design de mode
  • Le luxe
  • Le design prospectif, le design stratégique
  • Le graphisme, l’expression artistique

Un survol rapide de ces champs professionnels pourrait nous laisser croire qu’ils sont relativement éloignés des préoccupations du pôle Images et Réseaux et des autres pôles de compétitivité.
Initialement, nous pensions exclure ces approches de notre périmètre de travail. Après immersion dans le monde du design, lecture d’ouvrages et de catalogues d’exposition, il nous semble évident que l’une des richesses des formations supérieures de designer est justement de partir d’un socle commun parcourant ces disciplines.

Par exemple, ne devons nous pas intégrer les espaces de vie et de travail à la vision du futur produit ? L’urbaniste n’a-t-il pas son mot à dire sur le développement des services en mobilité ? Nous ne pouvons donc pas exclure que dans certains cas ces compétences soient également mobilisables sur des projets innovants !

Il y a également de nombreuses passerelles et intersections entre les cultures de la création artistique et celles de la création industrielle. Dans son éditorial pour "la fabrique du futur", Pierre Musso appelle de ses vœux des creusets semblables à ce qu’à pu être le "Bauhaus" dans les années 1930. Je cite   :

D’où la nécessaire intégration des sciences humaines et sociales dans les laboratoires et les services d’études des entreprises innovantes. C’est d’une certaine façon revisiter la philosophie fondatrice artistique et industrielle de l’aventure du « Bauhaus » qui rassembla artistes, architectes et pédagogues, en lien étroit avec les fonctions industrielles… Mais désormais il s’agit plutôt de créer des « Bauhaus bio-électroniques », à l’heure post-industrielle des services multimédia, des nanotechnologies et des technobiologies (NBIC).

Le réel et l’idéel : de la surface au design « enfoui »

Le design a pour vocation d’utiliser des éléments d’innovation, sociale ou technique, des « idées » de nouvelles pratiques qu’il faut incarner dans un produit ou service commercialisable.

Cette « incarnation » n’est pas nécessairement dans le domaine du visible, au sens de surface de l’objet, que l’on pourrait croire objectif unique du design. Elle sera néanmoins perceptible, fut-ce indirectement, au travers de l’utilisabilité de celui-ci, des « effets » induits par le produit sur son environnement ou sur son utilisateur.

Nous rejoignons alors le domaine plus large de la conception.

Un clin d'oeil en guise de pause :

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