TMC
 

Identification






Mot de passe oublié ?
Système d'information et mise en œuvre de l'Accord Interprofessionnel sur la Formation (A.N.I. 2004)

Le système d’information de l’entreprise et la mise en œuvre de l’accord national interprofessionnel sur la formation

L’accord national interprofessionnel du 20 septembre 2003 relatif à l’accès des salariés à la formation tout au long de la vie ouvre de nouvelles perspectives pour les entreprises, leurs collaborateurs, et leur environnement.

Il s’agit d’une opportunité pour reconsidérer l’ensemble du processus de gestion des connaissances et des compétences, et leurs modalités d’acquisition, de partage et de capitalisation.Cet accord rétablit un certain équilibre entre le projet de l’entreprise et celui de l’individu, mais ceci ne signifie pas que la dimension collective des savoirs et pratiques doive passer en second plan. Au contraire, je préconise que le dialogue social ouvert à cette occasion entraîne une dynamique collective prenant en compte :

  • L’accès à l’information dans l’entreprise, de la culture d’entreprise aux informations les plus utiles aux processus opérationnels,
  • Le rôle du management, du tutorat et de l’accompagnement en général quant à l’encouragement au développement des compétences,
  • La place de la formation classique (« présentielle ») par rapport à d’autres modalités d’accès au savoir, notamment la « gestion des connaissances » comme outil d’apprentissages prenant sens dans l’action, et les outils de formation à distance,
  • La mise en place d’un nouveau type de dialogue entre DRH, responsables formation, management, et responsables informatiques sur l’apport des systèmes d’information à une telle démarche.

Par exemple :

  • Les projets de plan de formation de l’entreprise devraient inclure les moyens mis à disposition des salariés pour faciliter leur anticipation des évolutions de leur poste (impact des nouveaux process, nouveaux produits, avant ou après leur introduction),
  • L’anticipation par les collaborateurs de l’évolution de leur emploi et de leurs compétences peut s’appuyer sur l’accès à des informations traitées par d’autres postes dans l’entreprise.
  • Les différentes parties du processus de professionnalisation mentionnées dans l’accord, personnalisation, alternance, évaluation, seront grandement facilitées, et rendues plus économiques et efficaces, si elles s’appuient sur la construction par l’entreprise de référentiels d’information technique, de description de processus métiers, d’exemples de situations de travail illustrées, etc., présentés de façon pédagogique, dans des corpus plus ou moins larges, avec mutualisation par branche ou filière par exemple.

Bien entendu, les critères de temps de travail ou hors travail consacrés à ces tâches et les règles de confidentialité feront partie des points pris en compte dans la construction du projet.

Une telle démarche demande un certain courage des différents acteurs, car elle nécessite une exploration des enjeux de transparence de l’information, de la dynamique humaine, de l’organisation et du sens de la formation au delà de ses aspects « gestionnaires ». Mais les bénéfices à en tirer ne sont rien moins qu’une plus grande efficacité collective, la fidélisation des collaborateurs, le maintien dans l’entreprise des savoirs malgré les départs, une meilleure capacité d’anticipation.

(publication initiale le 20 février 2004)

 
< Précédent   Suivant >

© 2017 TMC
Joomla! est un logiciel libre distribué sous licence GNU/GPL.
Template Design by funky-visions.de & Open Log